| 25-08 09:00: | CHSCT Exceptionnel |
| 26-08 09:00: | Comité d’Entreprise EXA |
| 26-08 14:00: | Délégués du personnel EXA |

La dernière réunion de négociation a eu lieu le 07/07/2010.
La prochaine le 01/09/2010.
Des congés, mais avec des devoirs de vacances...


Ce CE ne s’est pas tenu.
La Direction du Crédit Agricole a décidé unilatéralement d’appliquer des augmentations générales frisant le ridicule et sous le seuil de la mendicité, les Organisations Syndicales, à l’unanimité ont décidé de boycotter les instances CE et CHSCT jusqu’à la réouverture de réelles négociations salariales.

Voilà un CE qui n’a pas de quoi « fouetter un chat » :
Entre quelques informations sur un dossier qui devrait arriver, des salariés inquiets (et seuls) qui écrivent des lettres à la Direction, du Foot, des téléphones, des cours d’oenologie et des voyages....
Ce CE ne restera sans doute pas dans le livre d’Or des élus...


Dans l’esprit de la Direction, la négociation n’est qu’un moyen de faire cautionner ses propres choix par les Organisations Syndicales, et trouver ainsi grâce aux yeux des salariés et des pouvoirs publics.
Le fait de planifier les thèmes les plus importants en fin de période et de contraindre le temps de négociation imparti n’est pas étranger à cette recherche et le processus d’affectation est au coeur de ce savant exercice ...
Reclasser les informaticiens, dont on ne voudra plus à l’issue du projet, n’est pas une priorité et ouvrir le champ des possibles en matière de reclassement, c’est courrir le risque de les perdre alors que l’on a encore besoin d’eux ; attendre c’est, pour le salarié, courir le risque de restructurations en cascade qui engendreraient un environnement moins favorable mais, pour la Direction, l’insécurité de ces situations poussent le salarié à s’attacher encore plus consciencieusement à la tâche qu’on lui confie « fabriquer le nouveau SI » en montrant qu’il est un bon élément.
Le processus d’affectation proposé se résume donc à un processus de SELECTION dont la Direction déclinera toute responsabilité.
En effet, le principe proposé repose sur la sélection, opérée par des managers préalablement nommés qui retiendront le plus compétent parmi les prétendants à chaque poste, les prétendants étant classés selon leur appartenance ou pas à un site retenu et leur volonté ou pas d’être mobile.
En conclusion, les responsables de ce grand gâchis seront inévitablement : l’incompétence de certains salariés, le manque d’effort des non mobiles, les tristes choix des sélectionneurs et pour finir le refus des plus obstinés dont on veillera à ce qu’un licenciement éventuel ne les enrichisse pas ...
Et tout cela aura peut-être été validé par les « partenaires sociaux » sauf à entendre se lever un vent de révolte ...

Concernant les garanties de rémunération, rien de bien nouveau, garantir les éléments variables est contre nature, même si ces éléments sont par ailleurs fortement mis en avant par nos directions et privent les salariés de salaires décents.
La négociation du volet « garantie des indemnités pour astreintes et horaires spécifiques » n’était là que pour « pacifier les débats », permettre à la Direction de gagner quelques signatures et obtenir ainsi l’agrément de son projet.
Quant aux mesures d’accompagnement, sans être entré au coeur du débat, la définition même des mobilités fonctionnelles et géographiques laisse pensif ...
Le processus d’affectation n’a toujours pas été évoqué ...

Nos négociations ressemblent vraiment à une partie de Colin Maillard : c’est, sans connaitre l’organisation cible, sans connaitre les capacités de reclassements, sans connaitre l’intégralité des garanties envisagées par la Direction, qui découvre peu à peu son jeu, que nous sommes contraints de nous positionner sur des fragments de propositions ...
Mais peu à peu, le voile se lève pour ceux qui en doutaient encore, les contraintes ne sont que financières, le projet entrainera une déqualification globale et aucune volonté de maintien de rémunération n’existe ...
Pourtant, il avait été dit que le projet ne visait que l’amélioration technologique, les économies réalisées n’étaient pas son objectif (les promesses n’engagent que ceux qui y croient ...)
L’absence de contrainte est souvent évoquée par notre Direction comme un luxe qui a un prix, pourtant même si le salarié peut choisir d’être ou pas mobile géographiquement, il n’aura pas le choix de son métier même si la moitié d’entre eux auront probablement la chance de garder le leur ...

Rémunération, un sujet qui fache ...
Tout comme le mot salaire n’est plus entendu par la FNCA, la rémunération, en tout cas sa garantie, est difficilement négociable.
En effet après bien des échanges sur les principes généraux que chacun souhaitaient prendre en considération, la proposition patronale fût bien décevante pour certains.
Il y a fort à craindre que la classification des postes après affectation ne soit pas tirée vers le haut ...
Alors que la structure de la rémunération ne cesse de faire la part toujours plus grande à la participation et à l’intéressement, et permet de justifier par ailleurs la stagnation des salaires, la Direction rappelle qu’il s’agit là d’une rémunération volatile qu’elle est en droit de ne pas garantir...
C’est la raison pour laquelle, la CGT s’oppose à ce type de rémunération pour rétablir la notion de SALAIRE qui est l’unique contrepartie du travail et doit être porté à la juste valeur de la richesse créée par le salarié .
Fort heureusement, la CGT EXA n’a pas accepté, dans le cadre de la fusion PPE, de se laisser bercer par le chant des sirènes qui proposaient l’abandon de jours de congés au profit d’un intéressement mirifique.
