Le gouvernement a préparé un décret changeant le mode de calcul des indemnités journalières. Celles-ci ne seront plus calculées sur la base de 360 jours mais sur celle de 365 jours entraînant une baisse de l’indemnisation de 1,5 à 2%.
Après la fiscalisation des indemnités journalière liées aux accidents du travail et maladies professionnelles, ce nouveau dispositif vise à faire pression sur les salariés en réduisant leur pouvoir d’achat pour les dissuader de s’arrêter.
L’acharnement visant à culpabiliser les malades devient indécent surtout au moment où la dégradation de la santé au travail devrait amener le patronat et le gouvernement à ouvrir le dialogue et procéder aux changements nécessaires.
L’autre objectif est celui de la réduction des dépenses, car cette mesure qui peut apparaître pour certains anodine, permettra une économie de 130 millions d’Euros par an !
Après la soidisant justice fiscale, le gouvernement nous présente sûrement une mesure de justice sociale !
Est-ce aux salariés de payer les conséquences de la crise dont ils ne sont pas responsables et de supporter les efforts de redressement de notre économie ?
Où sont les efforts demandés aux banques, aux actionnaires des entreprises ?
Ce ne sont pas les malades qu’il faut pénaliser mais les entreprises qui n’assurent pas leur devoir de protection de santé des salariés. La CGT a voté contre ce projet de décret qui a été rejeté à l’unanimité du conseil de la CNAMTS du 29 juillet 2010.
Depuis la promulgation de la loi du 20 août 2008, nous assistons à une explosion de contentieux, la plupart d’origine patronale, visant à utiliser cette loi pour y trouver de nouveaux moyens d’entrave à l’implantation syndicale ou remettre en cause d’anciennes jurisprudences.
Ces tentatives s’appuient sur les lacunes et les obscurités d’une loi qui était pourtant censée traduire la position commune du 9 avril 2008, signée par la CGT en raison des avancées démocratiques qu’elle contenait !
La Cour de cassation a donc été rapidement saisie de pourvois portant sur d’importantes questions de principe, et vient de rendre quatre décisions (Cass. soc. 8 juillet 2009, n° 09-60031, 09-60048, 08- 60599, 09-60015) qui portent un sévère coup d’arrêt à l’acharnement judiciaire patronal. L’un d’eux, concernant l’entreprise Okaïdi, constitue une avancée considérable pour la protection de la liberté syndicale. On notera que sur la plupart des points en débat, la Cour de cassation valide les interprétations et l’argumentation que nous avions défendues (voir les numéros 24, 25 et 26 du Droit en liberté, ainsi que les fiches argumentaires publiées sur le blog du Collectif DLAJ).
Voici les principales questions traitées par ces arrêts.
1. La période transitoire
La loi a prévu une période transitoire pour l’application à l’entreprise des nouvelles règles concernant la représentativité et le mandat des délégués syndicaux : celles-ci n’entrent en vigueur qu’après le premier tour de la première élection professionnelle entièrement organisée après le 20 août 2008.
Jusqu’à cette date, les organisations affiliées à une confédération représentative au plan national sont présumées représentatives. Mais certains employeurs ont prétendu que cette présomption était simple, c’est-à-dire susceptible de preuve contraire. La Cour de cassation, sans doute irritée par un contentieux tatillon et générateur de complexité et d’insécurité, sanctionne cette démarche :
« à défaut de règle contraire dans la loi, la représentativité d’un syndicat affilié à une des confédération reconnues représentatives au plan national antérieurement à l’entrée en vigueur de la loi du 20 août 2008 ne [peut] être contestée. Il s’agit donc toujours d’une présomption irréfragable »
(communiqué de la Cour de cassation du 8 juillet 2009. Voir notamment l’arrêt n° 09-60031).
En revanche, la Cour décide que les nouvelles règles concernant les conditions de création de la section syndicale (avoir « plusieurs adhérents », article L.2142-1) sont d’application immédiate.
2. La création de la section syndicale
Trois précisions très importantes sont apportées :
3. Liste d’adhérents et liberté syndicale
Le point le plus novateur concerne la protection de la liberté syndicale face à des employeurs exigeant la communication de la liste des adhérents en cas de contestation sur leur nombre.
La Cour de cassation prend une position ferme et impose un aménagement « du principe du contradictoire » pour que la liberté syndicale demeure effective :
« Attendu que l’adhésion du salarié à un syndicat relève de sa vie personnelle et ne peut être divulguée sans son accord ; qu’à défaut d’un tel accord, le syndicat qui entend créer ou démontrer l’existence d’une section syndicale dans une entreprise, alors que sa présence y est contestée ne peut produire ou être contraint de produire une liste nominative de ses adhérents ; Et attendu que l’article L. 2142-1 du code du travail exige, pour la constitution d’une section syndicale, la présence d’au moins deux adhérents dans l’entreprise ; Qu’il en résulte qu’en cas de contestation sur l’existence d’une section syndicale, le syndicat doit apporter les éléments de preuve utiles à établir la présence d’au moins deux adhérents dans l’entreprise, dans le respect du contradictoire, à l’exclusion des éléments susceptibles de permettre l’identification des adhérents du syndicat, dont seul le juge peut prendre connaissance ; Attendu que pour annuler la désignation de M. X... en qualité de délégué syndical, le tribunal énonce qu’il convient de tirer toutes les conséquences de droit du refus de la fédération CGT, qui n’apporte au demeurant pas la preuve du risque de représailles au détriment de ses adhérents au sein de l’entreprise Okaidi, d’en communiquer contradictoirement la liste afin d’établir l’existence d’une section syndicale au moins en cours de formation dans l’entreprise Okaidi ; Qu’en statuant comme il l’a fait, le tribunal d’instance a violé les textes susvisés. »
Cette position va bien au-delà de la jurisprudence antérieure à 1997 qui soumettait « l’entrave au principe du contradictoire » à un risque avéré de représailles.
Outre la portée de principe de la place prépondérante ainsi donnée à la liberté syndicale, elle a une grande conséquence pratique : en effet, les effectifs sont un des sept critères cumulatifs de représentativité et le contentieux sur l’appréciation de ces effectifs ne manquera pas d’être soulevé, même après un résultat électoral confirmant l’influence d’un syndicat.
A la demande générale, voici le glossaire :
| Abrév. | Signification |
|---|---|
| CE | Comité d’Entreprise |
| CHSCT | Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail |
| CNCA | Caisse Nationale de Crédit Agricole |
| DP | Délégués du Personnel |
| DS | Délégué Syndical |
| GIE | Groupement d’Intérêt Economique |
| GPEC | Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences |
| IRP | Instances Représentatives du Personnel : CE, DP, CHSCT, RS, DS |
| PPE | Projet pour Ex@ |
| RH | Ressources Humaines |
| RS | Représentant Syndical (auprès du CE) |
| RTT | Réduction du Temps de Travail |

Le GIE EXA n’adhère plus à la Convention SYNTEC. En conséquence, nous n’assurons plus la mise à jour des minimas de cette convention.
Pour avoir une version à jour des minimas syntec 2009, consultez le site CGT de CAPGEMINI : http://www.sngc-cgt.org/
Le Syntec et les partenaires sociaux ont définis en juin les minima des grilles de salaires SYNTEC, qui n’avaient pas augmenté depuis le 1er janver 2006.
La CFDT, CFTC, CGC et FO ont signé l’accord dont la parution interviendra au Journal Officiel dans les prochaines semaines, et dont on connait les grandes lignes.
Jugeant les propositions insuffisantes, la CGT n’a pas signé :
Pour les Etam (avenant N°34), la revalorisation des salaires minimaux varie entre 4,3 % et 12,82 % sur 2 ans, ce qui représente une augmentation du minimum allant de 84 à 159 € par mois. La mise en application se fera en deux temps : une partie de la somme sera attribuée dès la publication au JO, le reste en juillet 2008.
Pour les ingénieurs et cadres (avenant N°33), la revalorisation de (+4,42 %). Ceci représente une revalorisation du plancher de 74€ à 210 € mensuels. La mise en application interviendra directement dès la publication de l’accord au JO.
Chez APIS-CA
Pour APIS-CA, l’augmentation collective n’a été que de... 1% (avec un minimum de 350€), et les fameux 0,15€ sur les Chèques Déjeuners !).
Bien qu’apparemment, les augmentations soient conséquentes, aucun salaire chez APIS-CA n’est rattrapé par les nouveaux minima.
De plus, elles sont négociées pour 2 ans (et mises en place en deux fois pour les ETAM).
Par ailleurs, le minimum le plus bas n’atteint même pas les 1500€ que réclame la CGT sur le salaire minimum (SMIC).
Enfin, l’augmentation en pourcentage augmente les inégalités, puisque les écarts en euro augmentent.
Cerise sur le gâteau, l’accord prévoit des augmentations entreprise par entreprise (NAOs) : on est en plein dans la méthode Sarko !
Les principaux changements concernent :
Salaires bruts minimaux 2007 ETAM jusqu’au 30/06/2008
| Position | Coefficient | Ancien | Nouveau | Augmentation | Observation | |
| minima | minima | |||||
| 1.1 | 200 | 1195€ | 1298€ | 8,61% | Reclassé en 1.3.1 | |
| 1.2 | 210 | 1195€ | 1298€ | 8,61% | Reclassé en 1.3.1 | |
| 1.3.1 | 220 | 1200€ | 1298€ | 8,16% | ||
| 1.3.2 | 230 | 1200€ | 1307€ | 8,91% | ||
| 1.4.1 | 240 | 1205€ | 1319€ | 9,46% | ||
| 1.4.2 | 250 | 1205€ | 1335€ | 10,78% | ||
| 2.1 | 275 | 1278€ | 1404€ | 9,86% | ||
| 2.2 | 310 | 1380€ | 1509€ | 9,34% | ||
| 2.3 | 355 | 1512€ | 1640€ | 8,46% | ||
| 3.1 | 400 | 1643€ | 1775€ | 8,03% | ||
| 3.2 | 450 | 1789€ | 1916€ | 7,10% | ||
| 3.3 | 500 | 1935€ | 2064€ | 6.66% |
Salaires bruts minimaux 2008 ETAM à partir du 01/07/2008
| Position | Coefficient | Ancien | Nouveau | Augmentation | Observation | |
| minima | minima | |||||
| 1.1 | 200 | 1298€ | 1319€ | 1,62% | Reclassé en 1.3.1 | |
| 1.2 | 210 | 1298€ | 1319€ | 1,62% | Reclassé en 1.3.1 | |
| 1.3.1 | 220 | 1298€ | 1319€ | 1,62% | ||
| 1.3.2 | 230 | 1307€ | 1346€ | 2,98% | ||
| 1.4.1 | 240 | 1319€ | 1372€ | 4,01% | ||
| 1.4.2 | 250 | 1335€ | 1399€ | 4,79% | ||
| 2.1 | 275 | 1404€ | 1465€ | 4,34% | ||
| 2.2 | 310 | 1509€ | 1559€ | 3,31% | ||
| 2.3 | 355 | 1640€ | 1678€ | 2,32% | ||
| 3.1 | 400 | 1775€ | 1798€ | 1,30% | ||
| 3.2 | 450 | 1916€ | 1931€ | 0,78% | ||
| 3.3 | 500 | 2064€ | 2064€ | 0,00% |
Salaires bruts minimaux 2007 IC Ingénieurs et Cadres
| Position | Coefficient | Actuel | 35H | Forfait | Forfait | |
| [2] | heure [3] | jour [4] | ||||
| 1.1 débutant | 95 | 1644€ | 1751€ | 2682€ | ||
| 1.2 débutant diplômé | 100 | 1730€ | 1843€ | 2682€ | ||
| 2.1 moins de 26 ans | 105 | 1817€ | 1935€ | 2682€ | ||
| 2.1 plus de 26 ans | 115 | 1990€ | 2119€ | 2682€ | ||
| 2.2 | 130 | 2249€ | 2396€ | 2755€ | ||
| 2.3 6 ans d’ancienneté | 150 | 2595€ | 2765€ | 3179€ | ||
| 3.1 | 170 | 2941€ | 3133€ | 3603€ | 3760€ | |
| 3.2 | 210 | 3633€ | 3870€ | 4451€ | 4644€ | |
| 3.3 | 270 | 4671€ | 4976€ | 5723€ | 5971€ |
Les éléments qui sont pris en compte :
Les éléments qui ne sont pas pris en compte :
[1] La formule de calcul est Fixe + (Coef * Valeur du point)
[2] 35h : correspond à la grille de salaire de base pour les IC relevant des dispositions horaires de la RTT (35h/semaine, 151h/mois ou 1600h/an) - 1597h/mois chez APIS-CA, et 12 jours de RTT
[3] forfait heure : correspond à la grille de salaire de base pour les IC relevant des dispositions Cadres de Mission de la RTT (35h/semaine + ou - 3h30 par semaine avec un maximum de 220 jours par an) - personne chez APIS-CA
[4] forfait jour : correspond à la grille de salaire de base pour les IC relevant des dispositions Cadres Autonomes de la RTT (Forfait jour avec un maxi de 218 jours par an, 205 J/an chez APIS-CA)
Le GIE EXA n’adhère plus à la Convention SYNTEC. En conséquence, nous n’assurons plus la mise à jour des minimas de cette convention.
Pour avoir une version à jour des minimas syntec 2009, consultez le site CGT de CAPGEMINI : http://www.sngc-cgt.org/
Ma DRH me dit que la prime de vacances est à comptabiliser pour le calcul des appointements minimaux car garantie et non exceptionnelle (Cf. article 32 de la convention collective SYNTEC)
Qu’en pensez vous ?
Merci
A mon avis, mais je ne suis pas juriste, s’il s’agit d’une partie du 13° mois, ta DRH a raison sur ce point. S’il s’agit d’une prime supplémentaire, et si ce n’est pas précisé dans une lettre d’engagement ou un accord, je pense qu’elle a tord.
Ce n’est que mon avis, et je réponds avec la petite expérience que j’ai vis à vis des métiers de l’informatique.
J’espère que mon avis te sera utile !
Quand on est ingénieur au « forfait 218 jours », quelle minimum s’applique ? cadre 35 h, cadre de mission, cadre autonome ?
Merci
Bonjour,
La mention « forfait 218 jours » correspond aux cadres en autonomie. Pour les autres, leur temps de travail s’exprime en heures.
bonjour,
dans mon entreprise tous les cadres ( à partir de la position 1.1 ) sont au forfait jour.
d’après ce que je lis, on ne « devrait » pouvoir etre au forfait jour qu’à partir de la position 3.1. Cette situation vous semble elle « normale » ?
d’après http://www.syntec.fr/content/view/121#34 lorsque l’on n’est pas au forfait horaire on rentre de le cas numéro 2 et l’on devrait etre à 115% du minimum de sa classe, ais je bien interpreté ce passage selon vous ?
j’ai la sensation que notre direction prend des libertés vis à vis de la convention syntec et de son interprétation, en plus d’en prendre vis à vis des salaires ( si je prend mon exemple personnel, si j’applique ce que je viens de dire plus haut, je suis à quasiment 200 euros mensuels du minimum de ma classe de cadre 1.2 )
Il est possible qu’il y ait un accord local de signé dans votre entreprise, prévoyant ces aménagements. Dans ce cas, rien d’anormal.
En revanche, s’il n’y a pas d’accord local, c’est la convention qui s’applique...
En ce qui concerne votre interprétation, elle est exacte.
merci pour la réponse.
quand vous parlez d’accord local, il est possible qu’un accord qu’un accord puisse etre signé en deca des prérequis du syntec ?
En relisant les définitions des différentes modalités, il me semble que notre « forfait 218 jours » s’apparente plus à la colonne forfait décrite dans l’article. En me referant à ce paragraphe de mon contrat de travail, tout semble correspondre sur le fait que ce soit un réel contrat 218 jours : " le salarié détermine l’amplitude de ses journées de travail, tout en respectant les regles de fonctionnementde al société, en corrélation avec la réalisation des objectifs et des missions qui lui sont confiées. Le temps travail est décompté forfaitairement en jours, avec un plafond de 218 jours travaillés à temps plein et pour une période de 12 mois, compte tenu de la prise d’un droit à congé annuel complet« Seule la phrase » tout en respectant les regles de fonctionnement de la société" me fait douter si l’on se place dans la cas forfait heure ou dans la case forfait jour.
bref un marasme qu’il va etre bien compliqué d’éclaircir ...
Bonjour,
Hélas, depuis un jurisprudence de 2006, je crois, non seulement les accords locaux peuvent être négociés en deçà des conventions, mais aussi en deçà de la loi elle-même. Par exemple, il me semble que des entreprises ont signé des accords locaux pour travailler plus que la durée légale (35h).
Sinon, le forfait 218 jours (en fait 217 + le jour de solidarité) correspond bien au forfait jour.
La mention « tout en respectant les règles de fonctionnement de la société, etc... » n’a pas, à mon sens, pour objectif de comptabiliser le temps de travail en heure, mais sans doute pour éviter que les salariés viennent travailler le dimanche, les jours fériés, la nuit... Leur journée doivent faire entre 10mn et 11h, mais pendant les plages d’heures d’ouverture de l’entreprise (sauf accord avec la hiérarchie).
Voilà, pour résumer, il s’agit bien, à mon avis, d’un forfait jour.
Bonjour,
Notre société va nous reporter cette revalorisation sur la prime de 13e mois qui sera versé en décembre 2008. Cela est-il normal et légal ?
Elle devrait à mon sens être versé chaque mois !!!
Merci par avance
A mon avis, déjà il n’est pas normal, voire illégal de verser arbitrairement du salaire sur une prime.
De plus, ce n’est pas dans l’esprit de verser à postériori une augmentation de salaire qui, en somme était prévue pour compenser, même insuffisamment, une perte du pouvoir d’achat !
C’est tous les mois que cette augmentation doit être versée, parce qu’il me semble que lorsque tu va faire tes courses, tu ne dis pas à la caissière que tu paieras fin 2008 !...
Par ailleurs, il est scandaleux de voire des employeurs traiter aussi mal leurs employés : déjà qu’il les paie peu (puisqu’il s’agit du minimum Syntec), en plus il se permet de verser cette - maigre - augmentation, en fin d’année. Et puis quoi, cet argent est placé, non ?
Quelquefois, il serait intéressant que les dirigeants inversent les rôles, juste pour un mois...
Bonjour,
Certains forums annoncent que le régime transitoire engendrera une rétroactivité du point (lorsque le décret sortira) pour les ETAM à partir de aout 2007, est-ce exact ?
Merci de vos réponses
Pour ma part, je n’ai pas cette information.
Néanmoins, ce serait la moindre des choses...
Effectivement, le décret d’application de l’avenant 34 du 15 juin 2007 relatif à la classifications et aux grilles de salaires minima n’est paru que le 17 Décembre 2007 (et publié le 20 décembre au JO - NOR : MTST0772457A).
Beau cadeau de noël que voilà !
Dans un contexte médiatisé de soit disant volonté de maintenir le pouvoir d’achat, le gouvernement « pipol » (« people ») a pris soin de vider ses tiroirs avant la nouvelle année, peut-être pour le pas faire de taches de caviar et de truffes sur de vieux documents trainant par-ci par-là, permettant de toucher tout juste un peu plus de 1000€ par mois pour la première classification. Sûr qu’avec une telle somme, il n’y aura pas de caviar, ni de truffe au réveillon de ceux qui les touchent.
A moins que les truffes soient... les salariés, puisque l’article 2 de l’arreté précise bien que l’avenant est applicable qu’à compter de sa publication.
Bonjour a tous en effet je pense que cette revaluation des minima ne sera effective qu’au 1 janvier 2008 comme stipule legalement et il n’y aura pas de retroactivite.
Par ailleurs il est toujours aussi difficile de faire reevaluer son minima avec la RH ............
c ’est un parcours du combattant
Bonjour à tous ! J’ai une petite question concernant ces minima : (je n’ai pas très bien saisi le calcul)
1. Vous prenez le minimum qui correspond à votre situation dans les tableaux ci-dessus ;
2. Vous le multipliez par 12 ;
3. Si vous n’avez pas de 13° mois, calculer 95% de ce montant ;
4. Si vous avez un 13° mois, calculez 92% de ce montant ;
5. Divisez par 12 pour comparer avec votre salaire mensuel brut.
Pour mon cas (2.3 coef 355 mon salaire brut est de 1600€)
1.1640
2.1640*12=19680
3.Pas de 13 mois donc, 19680*95 / 100 =18696
4.
5.18696/12=1558
Si je ne me suis pas trompé, mon salaire de 1600 brut est donc encore supérieur au nouveau minimum ?
Merci de votre aide.
Bonjour,
Les éléments que j’ai donné pour le calcul suppose que d’après les avis d’interprétation Syntec du 19/03/1990 et du 07/01/1997 (oui, tu as bien lu : 1990 et 1997 !!!), la prime de vacances soit versée à hauteur de 10% de la masse globale des indemnités de congés payés constatés au 31 mai, soit répartis uniformément sur tous les salariés. Ce qui est égal à 5% du salaire brut annuel (d’où le calcul de 95%). Il s’agit d’un cas fréquent, mais peut-être que ton entreprise a choisi une des autres solutions prévues par l’avis d’interprétation cité ci-dessus (que je t’engage à consulter).
Le mieux, pour être sûr du calcul dans ton cas, est de faire les points 1 et 2, et pour le point 3 retirer le montant de la prime de vacances, puis reprendre au point 5 (puisque le 4 correspond au 13° mois).
Attention cependant !
A ce jour, l’avenant 34 relatif aux minima des ETAM n’est pas encore paru au JO !
Par ailleurs, même si tu es rattrapé par le minimum, on peut observer deux choses :
Merci beaucoup pour ta réponse.
Je constate donc qu’en faisant le calcul avec la prime de vacances je suis en dessous du minima (moins de 150€ de prime vacances), j’attends maintenant que cet avenant paraisse au JO...
La parution au JO (Journal Officiel) a été effectuée sous le numéro 182 du 8 août 2007 page 13307 texte n° 153 (NOR : MTST0762119V) :
Texte du décret :
« En application de l’article L. 133-8 du code du travail, le ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité envisage de prendre un arrêté tendant à rendre obligatoires, pour tous les employeurs et tous les salariés entrant dans leur champ d’application, les dispositions des avenants ci-après indiqués.
Les textes de ces avenants pourront être consultés dans une direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle.
Dans un délai de quinze jours, les organisations professionnelles et toutes personnes intéressées sont priées de faire connaître leurs observations et avis au sujet de la généralisation envisagée.
Leurs communications devront être adressées au ministère du travail, des relations sociales et de la solidarité (DGT, bureau RT 2), 39-43, quai André-Citroën, 75902 Paris Cedex 15.
Accords dont l’extension est envisagée :
Avenants n° 33 et n° 34 du 15 juin 2007.
Dépôt :
Direction générale du travail au ministère du travail, des relations sociales et de la solidarité.
Objet :
Avenant n° 33 : valeurs des appointements minimaux des ingénieurs et cadres ;
Avenant n° 34 : révision de la classification et valeurs des appointements minimaux des employés, techniciens et agents de maîtrise.
Signataires :
Fédération des syndicats des sociétés d’ingénierie, de services informatiques, d’études et de conseil, de formation professionnelle (SYNTEC) ;
Chambre des ingénieurs-conseils de France (CICF) ;
Organisations syndicales de salariés intéressées rattachées à la CFE-CGC, à la CFTC, à la CFDT et à la CGT-FO. »
Il a tort.
Comme le figure dans le forum (réponse ci-dessus), l’avenant est passé au JO sous le numéro 182 du 8 août 2007 page 13307 texte n° 153 (NOR : MTST0762119V)
Tu peux le consulter ici (sur légifrance)
Et bien je pense que non, il n’est pas passé, car ce teste dit qu’il ENVISAGE la revalorisation et non que ces effectifs. Si on regarde bien l’avenant N°33 n’est passé officiellement que dernièrement je croit le 21 Octobre 07. Et le 34 pas encore.
Si je me trompe merci de m’en informer.
Effectivement, seul l’avenant 33 à la CCN du 15/06/2007 a été étendu par l’arrêté ministrériel du 12/10/2007, publié au J.O n° 245 du 21 octobre 2007 page 17324 (NOR : MTST0768232A)
L’avenant 33 concerne la grille de salaires minimum cadres, et est donc applicable à compter du 01/11/2007.
En ce qui concerne la grille de salaires minimum ETAM qui aurait du être applicable du 01/07/2007 au 30/08/2008, on est toujours en attente...
Bonjour,
je viens de me rendre compte que j’ai été embauchée avec un salaire inférieur au minimum de la convention collective du SYNTEC et d’autres collègues ont fait le même constat. Notre direction a admis être au courant et plaide le fait qu’elle est contrainte d’agir de la sorte pour ne pas mettre la clé sous la porte. De plus elle prévient que les personnes qui voudront être régularisées devront faire beaucoup-beaucoup-beaucoup d’efforts pour y parvenir. Je souhaite y parvenir mais je ne sais pas par quoi commencer. Savez-vous où je peux trouver une éventuelle jurisprudence à ce sujet ?
Bonjour,
Ta société embauche et en même temps a peur de mettre la clé sous la porte ???
Et en conséquence, elle se permet de payer ses salariés sous le minimum conventionnel !
Va-t-elle autoriser le droit de cuissage ?
Allez-vous payer plutôt que recevoir votre salaire ?
Gasp !
En tout cas, quels sont les efforts qui ont été faits par les dirigeants, les associés, les actionnaires, pour éviter la fermeture ?
Je ne connais pas de jurisprudence à ce sujet.
Je te conseille de te rapprocher de l’Union Locale CGT la plus proche de chez toi pour avoir de l’aide auprès d’un conseiller prud’homal, ou directement à la Fédération des Sociétés d’Etudes
Bonne chance dans tes luttes.
bonjour,
je suis dans le même cas
1)- j’adresse un courrier à l’employeur pour rupture du contrat aux torts de l’employeur
2)- je dépose un référé au prud’hommes