| 01-09 09:00: | Négos Nice |
| 07-09 10:00: | Grève pour les retraites |
| 09-09 09:00: | CHSCT |
| 14-09 09:00: | Comité d’Entreprise EXA |
| 14-09 14:00: | Délégués du personnel EXA |
C’est bien une info et pas une « rumeur », ce lundi, le calendrier du chantier de la réforme des retraites va connaître une accélération avec une première série de réunions bilatérales sur « les objectifs » de la réforme et « la méthode de concertation », deux jours avant la réunion du Conseil d’Orientation des Retraites sur les perspectives financières du système.
Ce n’est pas colporter une « rumeur » que de dire que le débat va essentiellement se focaliser sur un recul de l’âge légal.
En revanche, on pourrait quasiment parler de complot tant les thèses du Medef et de l’Élysée sont à l’unisson.
C’est ainsi que Laurence Parisot, a indiqué : « il faut changer l’âge légal de départ à la retraite ». Garantir le financement des retraites imposerait de le fixer à « 63 ans et demi, à partir de 2012 ».
Mais, la patronne du Medef écarte toute idée d’augmenter les cotisations ce qui « alourdirait à nouveau les charges des entreprises et réduirait le salaire net des salariés ».
Exception faite de la CGC qui y mettrait des conditions, toutes les organisations syndicales sont hostiles à cette perspective qui est également massivement écartée par les enquêtes d’opinion.
Pour le gouvernement, la partie n’est pas jouée et le passage en force comporte des risques qu’il lui est difficile d’ignorer.
Après la claque électorale des régionales, le dossier des retraites ressemble à une boîte à gifles. Il n’est donc pas tout à fait surprenant de voir les petites manoeuvres se préparer du côté de l’exécutif.
Echaudé, jusque dans les rangs de sa majorité par les critiques sur le bouclier fiscal, l’Élysée vient d’évoquer en fin de semaine la possibilité de créer un « prélèvement spécifique sur une catégorie de population » pour financer les retraites.
Comment en effet, imposer à tous une mesure aussi socialement injuste que le recul de l’âge de la retraite, sans lâcher un peu de lest sur une disposition fiscale particulièrement impopulaire.
Le tout, sans perdre la face et mettre à la poubelle l’une des réformes emblématiques du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Le dossier est explosif et on imagine aisément que les « spin doctors » de l’Élysée sont en train de phosphorer sur un plan de communication avec au moins autant de sérieux que s’il s’agissait de laver l’honneur bafoué du joli couple présidentiel.
Mais la communication risque bien de ne pas tout régler dans un dossier aussi structurant pour l’avenir du pays. Dans la séquence qui va se jouer à partir de cette semaine jusqu’au début de l’automne, il va beaucoup dépendre de la capacité des organisations syndicales à se mobiliser dans l’unité sur le triptyque revendicatif « salaires emplois, retraites ». Dans les entreprises, incontestablement la température grimpe et les négociations annuelles obligatoires ne se résument pas partout à des monologues patronaux.
La conflictualité est au rendez-vous dans nombre d’entreprises et revêt un caractère explosif qui semble prendre le Medef de court. Les organisations CGT, CFDT, FSU, UNSA, Solidaire ont appelé à construire le 20 avril des initiatives dans les entreprises sous toutes les formes sur les revendications de salaires, d’emplois et de retraite. Elles entendent par cette journée, poursuivre et amplifier la mobilisation du 23 mars dernier qui a rassemblé 800 000 personnes dans 180 manifestations mais aussi construire un grand 1er mai revendicatif.
Et là, gageons-le, ce n’est pas une rumeur qui va monter, mais une vraie clameur.