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jeudi 2 septembre 2010
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Sofinco en Grève
mercredi 27 janvier

Après avoir rendu un avis négatif à la création de Crédit Agricole Consumer Finance, les syndicats de Sofinco lancent un appel à la grève sur les salaires.

La chute du marché du crédit exacerbe les tensions sociales chez le leader, en création, du crédit à la consommation. Après avoir rejeté il y a une semaine, la fusion des deux filiales de crédit à la consommation du Crédit Agricole, les syndicats de Sofinco viennent de lancer un appel à la grève pour le 4 février. Chez Finaref une pétition circule pour des débrayages.

« La direction a décidé qu’aucune augmentation ne serait accordée, alors qu’une enveloppe de 2,3 millions d’euros est réservée à 227 cadres », explique un syndicaliste de Sofinco. La direction répond qu’elle a fait des « propositions significatives au regard du contexte de crise affectant tout particulièrement le marché du crédit à la consommation ». Ces propositions reposent « notamment sur une revalorisation des salaires les moins importants et une enveloppe consacrée aux augmentations individuelles ».

Concernant les primes, il s’agit d’un montant versé en 2009 au titre de l’exercice 2008, pour les collaborateurs qui ont une composante de rémunération variable. Enfin, dans le cadre de la création de Credit Agricole Consumer Finance, des négociations vont être engagées pour aboutir à une harmonisation des systèmes de rémunération, se traduisant « de façon globale par une augmentation de la masse salariale ».

Le clivage repose sur l’impact de la crise. Au vu du premier bilan chiffré qui leur a été communiqué, les syndicats estiment que Sofinco a mieux résisté à la chute d’activité que cela ne leur avait été présenté par la direction. C’était aussi l’une des raisons avancées pour justifier la création de Crédit Agricole Consumer Finance.

« Lorsque la fusion nous a été présentée en mai, la direction arguait d’une situation économique préoccupante. Cela au final n’a pas été le cas », constate l’un d’eux. Grâce à la baisse des taux directeurs, Sofinco et Finaref auraient ainsi su préserver leurs marges et soutenir leur résultat. « Ce constat était vrai alors, répond-on à la direction. Jamais un fléchissement d’une telle ampleur et aussi brutal n’avait été constaté. » Elle reconnaît cependant avoir fait preuve de résistance : « Il est vrai que dans un contexte difficile, nous avons pris des parts de marché et que nous avons moins baissé que le reste du marché. » Les syndicats avaient gagné à l’automne un premier bras de fer. En octobre, la justice a suspendu le plan de suppression de 199 postes prévu dans le cadre de la fusion. Mais cette décision, comme l’avis négatif rendu sur le projet, n’empêchera pas qu’elle se réalise, juridiquement, le 1 er avril.

A. DR., Les Echos

 
Sur le Web : Les Echos

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