| 01-09 09:00: | Négos Nice |
| 07-09 10:00: | Grève pour les retraites |
| 09-09 09:00: | CHSCT |
| 14-09 09:00: | Comité d’Entreprise EXA |
| 14-09 14:00: | Délégués du personnel EXA |
En effet, il convient à chaque instant de garder à l’esprit que contrairement à ce qui nous semble logique les intérêts de nos dirigeants ne sont pas ceux des salariés.
Pour parvenir à leurs fins nos dirigeants utilisent les mots (collaborateurs) qui alimentent notre logique selon laquelle l’intérêt du patron (une entreprise certes rentable mais aussi à l’activité pérennisée) rejoint l’intérêt du salarié (pérennité de son activité professionnelle pour pérenniser sa rémunération).
Mais nous ne sommes pas devant une recherche de rentabilité pour pérenniser l’entreprise (les CRs ont déjà un niveau de rentabilité très honorable) mais dans une course effreinée à l’augmentation des profits pour des effets immédiats et individuels, nos directeurs y gagnent des primes, des barrettes, la gloire, les actionnaires du fric, la pérennité globale de l’entreprise passe au second plan.
Ainsi c’est un groupe restreint de salariés qui à chacune des vagues paie la contre-partie de ces projets successifs.
L’opposition est ainsi quasi nulle puisque à chaque vague, le groupe moins restreint de ceux qui échappent aux conséquences où perdent peu, bercés par la logique de pérennité (et la crainte du chomage organisé), croient qu’ils ont définitivement sauvés leur peau et que leurs collègues laissés sur le bord du chemin sont le prix à payer.
Pour répondre plus directement à tes remarques :
Mais ne rêvez pas, tout est déjà écrit, ce n’est pas en faisant le dos rond que nous garderons la maitrise de la V2.
Alors faute d’avoir collectivement lutter contre ce projet, il ne nous reste plus qu’à lutter (si les salariés en ont encore la volonté) pour obtenir les compensations individuelles de ses tristes conséquences collectives locales et nationales.
En effet, il est clair que la compensation proposée, en plus d’être limitée dans le temps, n’est pas à la hauteur de la perte dans la mesure où le montant de compensation est ensuite affecté des charges alors que la perte n’était pas chargée de manière identique.
Mais la Direction se félicite de garantir ainsi une forme de rémunération dont elle s’applique à rappeller qu’elle est volatile puisque dépendante des résultats de l’entreprise et de la reconduction ou non d’accords ...
C’est pour cette raison que la CGT travaille en faveur des SALAIRES et non contre les formes périphériques de rémunération qui apparaissent comme un cadeau à l’instant proposé, puis sont utilisés pour justifier le peu d’augmentation des salaires et peuvent être supprimés au gré du patron.
Au delà de l’esprit de partage, au delà d’une certaine idée de l’égalité sociale, au delà de répondre à leur besoin, donner de meilleurs salaires aux plus nécessiteux, c’est relancer la consommation et donc l’emploi, c’est donc donner plus de chance de pérennité aux systèmes de santé et de retraite : c’est remettre la machine en marche.
Pour rappel, les montants revendiqués ne sont pas sortis du chapeau et le Crédit Agricole compte aussi des nécessiteux dans son personnel :
Petit exemple d’une salariée du Crédit Agricole qui vit seule avec sa fille :
Vivre de son travail est impossible : il manque, chaque mois, 332€ au salaire pour couvrir les charges ainsi le 13e mois, la participation et l’intéressement ne peuvent être épargnés, et ils ne suffiraient même pas…
Alors, elle a recours à l’assistance qui lui apporte 203€/mois en complément de ressource :
Mais il manque encore 131€/mois qui sont couverts par l’intéressement qui pourra aussi permettre les cadeaux de Noel, les anniversaires, un peu de loisir et de vacances.
Ainsi il manque à cette employée de banque, qui gagne 1200€ net par mois, 400€/mois pour vivre dignement (sans avoir recours aux aides sociales) de son travail, et ce sans faire de folies ...
Alors que dans la société française, cette employée est regardée comme une bien chançeuse :
Mais son travail ne lui permet pas de vivre, un soutien social lui est indispensable et reste insuffisant.
Son salaire, trop bas, la prive de l’épargne salariale à laquelle elle pourrait prétendre.
Les compléments de rémunération deviennent indispensables pour vivre alors que rien ne les garantit, ils disparaitront selon les résultats de l’entreprise, au détour d’une négociation, selon le bon vouloir de l’employeur, et inévitablement lors de son passage en retraite.
Par ailleurs, ces compléments de rémunération, qui ne sont pas du salaire, contribuent déjà :
L’augmentation des salaires est justifiée, elle est nécessaire pour permettre :
Bien sûr, ce sont des garanties. Si dans la cible tu gagnes plus, il ne se passe rien... de plus.
Par contre, si tu gagnes moins, on calcule la différence et on te la verse au mois de juin de l’année suivante.
cette garantie ne s’applique que pendant 5 ans.
Donc pour résumer, si la garantie s’applique, tes créanciers doivent attendre le mois de juin A+1, et après 5 ans, tu peux gagner moins...
Super, non ? Ca s’appelle des entités cibles... Sexy
Tes questions sont bien légitimes.
Nous allons faire un article spécifique et synthétique sur les propositions de la direction, qui, dans son esprit, ne veux plus négocier et a mis les accords (ses accords) à la signature des OS.
Pour répondre rapidement à ta question :
Pour les détachés qui exprimeront le voeux de garder un métier informatique présent dans CAT et CAS et à qui une proposition d’affectation sera faite en ce sens et qui l’accepteront, se verront appliquer « le transfert volontaire de leur contrat de travail » : ils deviendront ainsi salarié du GIE cible.
Ce transfert pourra se faire dans les 4 années selon les propositions faites par la Direction.
Concernant l’inéquité de traitement, mais cela n’engage que moi, elle s’explique par une double problématique non résolue d’écart entre la structure origine et la cible :
13 lignes avant la fin , il est dit :
La Direction estime avoir déjà répondu mais précise à nouveau que l’apport en industrie n’existera plus en cible et que ces personnes iront vers le statut de salariés CAT, de même pour les détachés EXA mais pour Synergie, le statut de détachés pourra être maintenu.
Ma question : pourquoi une difference entre les détachés EXA et Synergie ? les détachés EXA auront-ls « obligation » d’aller vers le statut de salarié CAT ou CAS ? et quand ?
super article vitaminé ; bravo CGI !
nd
Je suis entièrement de l’avis de Coralie. J’ajouterai que dans ce contexte, ce commentaire ne pouvait pas être à charge de la CGT qui a toujours été contre ce projet, mais qui n’a pas pu rassembler une majorité de salariés ( et de syndicats) autour de ce combat pour faire plier les directions.
Il reste maintenant, effectivement à négocier comment on va choisir la corde pour nous pendre (voir article 575 intitulé « Négos NICE : c’est parti ») ou comment nous couper la branche sur laquelle nous sommes assis...
Bien sûr, la CGT est toujours contre ce projet, et elle défendra de son mieux l’ensemble des salariés de ce funeste destin.
Parce que nous représentons les salariés, nous leur rendons compte.
Nos compte-rendus s’efforcent d’être factuels, même si nous ajoutons, de manière explicite, notre analyse, il appartient à chacun le droit de se forger une opinion ...
L’opposition de la CGT à la restructuration NICE imposée n’a comme unique objectif que la sauvegarde des emplois sur les territoires et l’amélioration des conditions de travail et de vie des salariés du Crédit Agricole Mutuel.
Force est de constater qu’il a été difficile, jusque là, de faire partager notre opposition que nous avons expliquer et justifier moulte fois tels des pélerins sur tous les sites de la communauté EXA.
Mais nous ne renonçons pas, cet objectif est toujours le nôtre et le soutien des salariés en ce sens reste notre meilleur atout.
Dans « luttes collectives » il y a :
Si nos chances de les sauver est devenu plus improbable, notre conviction reste intacte, elle nourrit chaque jour davantage notre exigence de contre-parties équitables pour les victimes de ces choix parce que ce sacrifice est inacceptable.
Les garanties et les contre-parties ne s’acquièrent jamais de façon consensuelle (nous l’avons à nouveau vérifié), seul le rapport de force permet aux salariés de se prémunir, l’actualité nous le rappelle chaque jour (Conti et autres ...)
« Lorsque tu perds, gardes la leçon ... » Espérons que la leçon nous réunisse à nouveau ...
Belle démonstration de lucidité que de vous être aussitôt mis à l’écart d’une telle intersyndicale. L’issue était déjà connue avant même le départ… !
On n’est pas des lapins de 3 s’maines quand même !!!
De « loin »… mais de tout coeur avec vous !!!