Syndicat CGT du Personnel EXA
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jeudi 2 septembre 2010
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Ils ont exigé l’impossible, il est devenu réalité quotidienne à Marinaleda
mercredi 25 août

« Avineda de la libertad », « calle Ernesto che Guevara », « Plaza Salvador Allende », « Paz, Pan y Trabajo », « Apaga la TV, enciende tu mente », « Una Utopia hacia la Paz » etc. ce sont là les noms de rues, de places et des slogans d’un village andalou non loin de Cordoba et de Sévilla que le visiteur étranger découvre au bout d’une route sinueuse au milieu des champs d’oliviers, de blé coupé et grillé par le soleil.

L’artère principale de la petite ville de près de 3 000 habitants mène tout droit à la mairie (Ayuntamiento) dirigée par Juan Manuel Sánchez Gordillo qui a gagné toutes les élections à une large majorité et ce depuis plus de trente ans.

Juan Manuel est un homme simple qui reçoit les visiteurs dans son bureau, où trône un grand portrait d’Ernesto Che Guevara, spontanément et naturellement sans rendez-vous ni protocole aucun. Il n’hésite pas à quitter son bureau pour montrer les maisons blanches situées juste en face de la mairie et construites collectivement par les habitants eux-mêmes sur des terres offertes quasi gratuitement (15,52 euros par mois) par la commune. Celle-ci met également à leur disposition l’aide d’un architecte et d’un chef de chantier. La région, elle, apporte le gros matériel de construction. Promoteurs immobiliers, spéculateurs et autres parasites n’ont pas leur place ici. Le logement cesse ainsi d’être une marchandise et devient un droit.

Juan Manuel parle avec enthousiasme et fierté des nombreuses réalisations des habitants de sa commune, chiffres et graphiques à l’appui.

Le barman du café « La Oficina », qui se trouve un peu plus loin de la mairie, nuance quelque peu les propos du maire mais confirme, pour l’essentiel, les avancées sociales de la ville notamment l’octroi des terres pour celles et ceux qui ont besoin d’un logement, préoccupation première des espagnols. Il confirme également l’absence totale de la police, symbole de la répression étatique. En effet, les habitants n’éprouvent aucun besoin de recourir à ses « services ». Ici les problèmes de criminalité, de délinquance, de vandalisme etc. sont absents. Ils pensent gérer et régler eux-mêmes les problèmes qui peuvent éventuellement surgir entre eux. En tout cas depuis le départ à la retraite du dernier policier, ils n’ont pas jugé utile de le remplacer.

En face de « La Oficina » se dresse un bâtiment sur lequel on peut lire « Sindicato de obreros del campo » et « Casa de cultura ». Mais cette grande salle fait également office de café, bar et restaurant. C’est un lieu d’échanges, de débats, de fête et de convivialité. C’est là aussi que se retrouvent, dès l’aube, les travailleurs agricoles pour un petit déjeuner collectif avant de partir ensemble pour une journée de travail de 6h30 dans les champs d’« El Humoso » à 11 kilomètres du village.

Cette terre andalouse, travaillée collectivement aujourd’hui, est témoin d’un passé chargé de tant d’actions, d’occupations, de manifestations, de grèves, de marches et de procès devant les tribunaux. Et c’est grâce à cette lutte très dure et réellement populaire que cette terre (1 200 hectares) fut arrachée à un aristocrate de la région, le Duc de l’Infantado. Dans cette Andalousie profonde les femmes, malgré les pesanteurs sociales et les préjugés, ont joué un rôle déterminant dans ce combat pour que la terre appartienne à celles et ceux qui la travaillent.

Aujourd’hui « ces terres ne sont la propriété de personne sinon de toute la communauté de travailleurs » comme le disent les habitants du village.

Mais pour ces ouvriers, il ne s’agit pas seulement de récupérer les terres, mais aussi de construire « un projet collectif dont l’un des objectifs est la création d’emplois et la réalisation de la justice sociale ».

C’est ainsi qu’est né l’ensemble des coopératives qui produisent et distribuent une série de produits agricoles de grande qualité exigeant en même temps une main-d’œuvre abondante : huile d’olive, conserves d’artichauts, de poivrons rouges, de fèves etc. Les producteurs directs de ces richesses travaillent du lundi au samedi pour une rémunération journalière de 47 euros et ce quelque soit leur poste et leur statut. Ici il n’ y a ni patron, ni actionnaires, ni dividendes à distribuer. Le surplus dégagé est réinjecté dans l’entreprise commune dans l’espoir de créer davantage d’emplois et permettre ainsi à tout le monde de travailler conformément à leur projet collectif. Ils tentent de mettre l’économie au service de l’homme et non au service du profit. Le chômage, ici, est quasi inexistant alors qu’il dépasse les 25 % de la population active en Andalousie et 20 % dans toute l’Espagne !

A « El Humoso », les ouvrières et les ouvriers parlent avec une certaine émotion de leur coopérative, de leur travail, de leurs produits, de la solidarité et de la convivialité qui règnent entre eux. Mais, ils évoquent également leur crainte de voir leur unité se fissurer à cause de leurs ennemis qu’ils pensent nombreux dans la région voire dans toute l’Espagne. Il se dégage de leurs récits beaucoup de conviction et beaucoup d’humanité.

Manolo, un ouvrier de la coopérative, parle avec affection, comme s’il s’agissait d’une personne, de la machine à extraire de l’huile d’olive dont il s’occupe. Il n’hésite pas à expliquer son fonctionnement, l’entretien qu’elle nécessite etc. à tous les visiteurs. Il parle également avec respect de son compagnon de lutte, le maire Juan Manuel qu’il considère comme « el ultimo », le dernier, à ses yeux, de cette catégorie d’hommes capables de relever un tel défi et de confondre dans un même mouvement pensée et pratique. Manolo évoque aussi la vie d’ascète que mène l’édile du village, les arrestations et les tracasseries judiciaires qu’il a subies et l’attentat auquel il a échappé. Manolo invite avec insistance le visiteur à revenir à la coopérative au mois de décembre ou janvier pour admirer le travail d’extraction de l’huile d’olives.

Mais au village il n’ y a ni hôtel, ni hostal pour un éventuel séjour. Toutefois la municipalité met gracieusement des pavillons à la disposition des visiteurs qui peuvent également, s’ils le désirent, partager le logement de quelques habitants pour une somme symbolique comme chez Antonio dans l’avenue principale de la petite ville. Antonio accueille chaleureusement ses hôtes avec qui il aime parler de l’originalité de son village et semble heureux d’y vivre : « pour l’instant, disait-il, nous vivons en harmonie ici ».

Vivent également en « harmonie » avec les habitants du village, les travailleurs immigrés eux aussi embauchés à la coopérative d’ « El Humoso ». Selon les dires du barman du local syndical ces hommes et ces femmes font partie intégrante de la communauté des travailleurs et participent comme les autres aux décisions prises dans les assemblées générales. En effet ces fameuses assemblées se tiennent dans une grande salle attelée au local syndical où traînent à côté des chaises blanches en plastique tout sorte de vaisselle et de couverts stockés là probablement en attente d’une prochaine fête populaire. La salle est également ornée d’un immense et splendide tableau sur lequel on peut voir des hommes et des femmes en lignes serrées précédés de deux hommes et d’une femme portant un enfant dans ses bras, tous marchent vers la même direction. « Aujourd’hui à 20h30, assemblée générale au local syndical », c’est par ce message, diffusé inlassablement par une camionnette qui sillonne toutes les rues de la petite ville, que les habitants sont conviés au rassemblement pour décider de leurs affaires.

Ils organisent également ce qu’ils appellent les « dimanches rouges » où des volontaires se chargent gratuitement, entre autres, de nettoyer et d’embellir leur commune : entretien des allées et jardin publics, plantation d’arbres etc. La petite ville est non seulement l’une des plus sûre mais aussi la plus propre de la région !

Le village est relativement riche en équipements collectifs comparativement aux communes avoisinantes. Les habitants peuvent se baigner durant toute la saison estivale dans la piscine municipale pour la modique somme de trois euros. La garderie pour enfants ne leur coûte que 12 euros par mois repas compris. Le complexe sportif « Ernesto Che Guevara », bien entretenu, leur permet de pratiquer plusieurs sports comme par exemple le football, le tennis ou encore l’athlétisme.

Durant l’été, les habitants assistent régulièrement à la projection de films en plein air dans le parc naturel. Débats, conférences, films et soutien aux peuples opprimés notamment ceux qui sont injustement privés de leur territoire font partie de la vie culturelle et politique du village. Juan Manuel porte souvent d’ailleurs, ostensiblement, l’écharpe palestinienne !

Le sport, la culture, les fêtes etc. sont des droits ouverts à tous comme le travail et le logement. Le développement tant matériel qu’intellectuel de chaque individu reste, ici, la condition du développement de tous.

Allez donc à Marinaleda voir et vérifier la réalité de cette « utopie ». Allez à la rencontre de ces hommes et de ces femmes admirables qui ont réussi grâce à leur travail au jour le jour et à leurs convictions à construire , dans un océan d’injustices, de malheurs et d’asservissement, une société différente. Le capitalisme par ses crises à répétition et le danger qu’il représente pour l’homme et la nature n’a pas d’avenir. L’exemple concret et réussi de Marinaleda montre qu’une autre société est possible.

 
Xénophobie et politique du pilori
mardi 24 août

Une avalanche de discours et d’annonces provocatrices s’est abattue depuis plusieurs jours sur notre pays.

Jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, on entend des propos qui étaient jusqu’à présent l’apanage de l’extrême droite. Le président de la République, lui-même, montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers, stigmatise les Roms, les Gens du voyage, les étrangers, les Français qui ne sont pas « de souche », les parents d’enfants délinquants, etc.

Ce faisant, il ne lutte en rien contre la délinquance, qui est répréhensible pour tout individu sans distinction de nationalité ou d’origine : il met délibérément en cause les principes qui fondent l’égalité républicaine, alors que déjà une crise sociale et économique d’une extrême gravité menace la cohésion de la société tout entière.

En quelques jours, les plus hautes autorités de l’Etat sont passées de l’exploitation des préjugés contre les Gens du voyage au lien, désormais proclamé, entre immigration et délinquance, puis à la remise en cause de la nationalité française dans des termes inédits depuis 1945.

Ce qui est à l’oeuvre dans cette démarche s’inscrit dans une logique de désintégration sociale porteuse de graves dangers.

 Pour le respect des principes fondamentaux

Il ne s’agit plus du débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, mais bien d’une volonté de désigner comme a priori dangereuses des millions de personnes à raison de leur origine ou de leur situation sociale.

Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique n’a reçu mandat de violer les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite.

Parce que le seuil ainsi franchi nous inquiète pour l’avenir de tous, nous, organisations associatives, syndicales et politiques diverses mais qui avons en commun l’attachement aux principes fondamentaux de la République laïque, démocratique et sociale, rappelons avec force que l’article 1er de la Constitution « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », et que toutes propositions qui méconnaîtraient cette règle fondatrice de la démocratie constituent une atteinte à la paix civile.

Nous n’accepterons sous aucun prétexte que le nécessaire respect de l’ordre public soit utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.

 Syndicats, partis, associations appellent à manifester le 4 septembre

La FSPBA compte sur l’ensemble des citoyens de ce pays, pour à manifester publiquement son opposition aux stratégies de stigmatisation et de discrimination et aux logiques de « guerre » qui menacent le vivre ensemble.

A cet effet, elle propose à la signature en ligne un « Appel citoyen » refusant toute politique de la peur ou de la haine. Rejoignez le grand rassemblement citoyen à l’occasion du 140e anniversaire de la République, le samedi 4 septembre Place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, pour dire ensemble notre attachement à la liberté, à l’égalité et à la fraternité qui sont et qui resteront notre bien commun.

 Signataires

« AC ! Agir ensemble contre le chômage, Les Alternatifs, Les amoureux au banc public, Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association nationale des Gens du voyage catholiques (ANGVC), Association républicaine des anciens combattants (ARAC), ATTAC, Autremonde, Cedetim, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), La Confédération Paysanne, La Cimade, Le Cran, Droit au logement (DAL), Emmaüs France, Europe Ecologie, Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés (FASTI), Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS), Fédération SUD Education, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), FNASAT-Gens du voyage, Fondation Copernic, France Terre d’Asile, Gauche unitaire, Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), Les Jeunes Verts, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de l’enseignement, Marches européennes, Médecins du Monde, Le Mouvement de la Paix, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), le Parti communiste français (PCF), le Parti de Gauche, le Parti socialiste (PS), Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RAIDH), Réseau Education Sans Frontière (RESF), SNESUP-FSU, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Union syndicale Solidaires, Les Verts. »

Signez en ligne l’appel citoyen « Face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité »

 
Tout près de nous, CR CAP un exemple de gestion sociale ...
vendredi 2 juillet

« LA PYRAMYDE AIXOISE »

Le 19 avril 2010, déjà, suite aux pseudo-négociations concernant le siège aixois nous annoncions que « tout était plié » et que les salariés ne pouvaient compter que sur leur propre détermination et celles de « certains » syndicats pour entamer le « bras de force nécessaire ». Cela est aujourd’hui d’autant plus vrai que le dossier n’évolue guère dans le sens des intérêts de ces derniers qui vont devoir choisir entre « la peste ou le choléra »...« le déménagement ou la porte ».

Car en fait il s’agit bien de cela puisque le PSE ne prévoit en terme de dédommagement pour préjudice subi que les deux ans de salaire brut...

Ni plus ni moins que ce qui est proposé par la Convention Collective.

Il n’y a pas grand chose à rajouter sinon que la confrontation entre la direction et les salariés doit être plus offensive ...

La journée de grève du 24 juin au siège de CAP à Aix en Provence laissait présager cela !

Encore eut-il fallu, effectivement, que l’on ne subtilise pas la parole des salariés présents et réunis en Assemblée Générale ce jour là et qu’on les laisse vraiment s’exprimer !

Cependant, « on » invoqua qu’il y allait avoir d’autre séances de négociations en perspective... et qu’il serait encore temps de tenter de faire plier cette direction dont l’intransigeance n’a d’égale que la faculté d’endormir les négociateurs !

Nous, CGT CAP refusons cet état de chose depuis des mois...

Et nous ne cautionnons pas plus aujourd’hui qu’hier !!!

Comme nous ne cautionnons pas le discours de la direction qui voudrait nous faire croire qu’il existe deux entreprises ! Celle du siège et celle du réseau !

SALARIES DE CAP IL EST GRAND TEMPS DE PRENDRE VOTRE AVENIR EN MAIN !

Aujourd’hui plus que jamais vous avez la possibilité de nous rejoindre pour vous battre à nos côtés et vous défendre !!!

Sans engagement de votre part vous ne servirez que les intérêts de la direction et ceux de syndicats pro-patronaux...et non les vôtres !!!


Le sort des informaticiens ne sera pas meilleur, sans PSE, avec des mesures d’accompagnement proposées à ce jour par la Direction en dessous de ce que prévoit la CCNCA, sait-on jamais s’il y avait un signataire ...

Et pour ce qui concerne les possibilités de reclassements en CR, ça laisse pensif ...

Parce que leur problèmes sont aussi les nôtres, ceux de salariés sacrifiés sur l’autel des profits et de la financiarisation, la mobilisation s’impose à tous parce que ces choix ne sont pas une fatalité, des solutions existent.

Nous avons le pouvoir d’établir le rapport de force suffisant pour imposer les solutions qui existent et le Crédit Agricole a les moyens nécessaires pour les financer.

mais avons-nous la volonté de bouger ...

 
Ça change quoi d’être à la manif ?
mercredi 26 mai

Ce jeudi 27 mai, une nouvelle fois, les organisations syndicales, rejointes par des associations et mouvements appellent l’ensemble des salariés, des retraités, des demandeurs d’emplois et les jeunes, futurs actifs, à manifester partout dans le pays.

Dans un moment où le gouvernement et le patronat voudraient faire croire que les Français sont prêts à accepter un allongement de la durée de cotisation et un recul à 62 -voire 65 ans- de l’âge de la retraite, cette mobilisation revêt une importance décisive.

Comme l’on réaffirmé les six organisations syndicales, « C’est inacceptable. Rien n’est joué ! »

A quelques jours de la publication du texte gouvernemental, les salariés, les citoyens peuvent faire en sorte que le Medef et la finance ne dictent pas la réforme des retraites et que les intérêts de tous soient garantis par une bonne réforme.

Alors oui, plus que jamais, ça peut tout changer d’être à la manif !

 
Grèce : L’entreprise de racket se poursuit.
mercredi 12 mai

Les marchés Financiers : L’entreprise de racket se poursuit. Après les grecs, à qui le tour ?

 Ne nous réjouissons pas trop vite.

Ce lundi 10 mai 2010, la presse française unanime salue le plan européen de stabilisation de la zone euro destiné essentiellement à rassurer la bourse et à juguler la spéculation financière. La bourse opère un rebond spectaculaire avec une distinction particulière pour les valeurs bancaires. Rappelons à toutes fins utiles les propos tenus par Nicolas SARKOZY en 2008 alors que la crise des subprimes ébranlait le système bancaire français. Il s’agissait ni plus ni moins de moraliser le capitalisme, de supprimer les paradis fiscaux, de s’en prendre aux traders. L’archange présidentiel se fixait pour mission de terrasser ni plus ni moins les démons de la finance. Une prise de conscience soudaine qui ne manquait d’étonner ceux-là même qui l’avaient porté au pouvoir et en attendaient les dividendes. Ils furent très vite rassurés, ils pourraient continuer leurs activités d’exploitation de la planète et des populations en toute impunité et pressurer un peu plus les salariés avec la complicité de l’Etat. Aujourd’hui les paradis fiscaux continuent de recycler les fonds de tous les trafics, la spéculation financière s’en donne à cœur joie. Après les matières premières, la dette des pays, gageons qu’elle portera son dévolu sur les droits à polluer.

 Mise en scène de la peur pour faire avaler les pilules amères.

La crise grecque a mis en exergue la duplicité des dirigeants européens et du fonds monétaire international. Au service des bailleurs de fonds, ils s’en prennent aux populations pour satisfaire la cupidité d’une poignée d’exploiteurs. Le gouvernement grec est sommé par les institutions internationales et européennes de couper sine die dans ses budgets de fonctionnement indispensables aux populations les plus fragiles. Les salariés, retraités voient leurs revenus gravement amputés sans que se profile une réforme fiscale re-distributive et nécessaire pour sortir le pays de l’ornière.

 Mesures pour la Grèce ou répétition pour la France ?

A l’occasion de son bilan de 3 ans d’exercice, N. Sarkozy et la cohorte de vassaux qui l’entourent n’ont pas manqué à leur habitude de l’autosatisfaction, imputant à la crise leurs échecs sur la croissance, le pouvoir d’achat, le chômage. Ils s’exonèrent ainsi à bon compte de leurs responsabilités. La crise n’est en rien une fatalité, elle n’est que le résultat d’une application aveugle des dogmes libéraux défendus contre tout bon sens par le gouvernement.

N’en doutons pas, Sarkozy et son gouvernement s’apprête à faire payer les pauvres et les classes moyennes sans remettre en cause le bouclier fiscal. La propagande éhontée dans la presse sur les retraites a vocation à brandir l’épouvantail de la peur et permettre aux lobbies des assureurs des se préparer à faire main basse sur les fonds qui leur échappent.

Nous sommes solidaires de la révolte légitime des grecs, jetés en pâture par leurs gouvernants à la rapacité, au cynisme des capitalistes reniflant l’appât du gain facile.

Un autre avenir est possible si nous sommes prêts ensemble à le porter dans la rue le 27 mai 2010.

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. » Jean JAURES


Ce ne sont pas les « marchés », mais la classe ouvrière et la jeunesse qu’il faut sauver.

Incroyable ! Depuis soixante-douze heures, les travailleurs sont sous le coup de l’annonce d’un plan de rigueur d’une brutalité sans précédent rendu public par le ministre Fillon. Au même moment, en Grèce, en Espagne, au Portugal, dans toute l’Europe, les travailleurs sont soumis à des plans meurtriers comparables. Et depuis soixante-douze heures, les responsables politiques et les commentateurs des médias n’ont qu’un mot à la bouche : « Il faut apaiser les marchés. »

D’un côté, les travailleurs et les peuples menacés dans leur existence même qui luttent pour leur survie. De l’autre côté, des « marchés » (c’est-à-dire la classe des capitalistes, des banquiers, des spéculateurs) qui, pour satisfaire leurs appétits de profit, sont prêts à tout détruire. Peuples ou « marchés » : des intérêts contradictoires de bout en bout.

Incroyable ! 750 milliards d’euros mobilisés en l’espace d’un week-end par les dirigeants de la zone euro, qui les offrent en garantie du renflouement des finances publiques afin, disent-ils, « d’apaiser les marchés ».

Incroyable ! Les mêmes gouvernements avaient, il y a un peu plus d’un an, offert des centaines de milliards d’euros en prêts et en garanties aux banquiers et aux spéculateurs. Pour la France, cela représentait 460 milliards d’euros ! Il s’agissait alors de renflouer ceux-là même qui avaient précipité l’éclatement des bulles spéculatives de 2007-2008. Et ces sommes gigantesques, à quoi ont-elles été utilisées ? A relancer l’économie, comme on nous le disait alors ? A relancer l’emploi ? Non, à spéculer toujours et davantage, tout en détruisant à tour de bras les emplois et les acquis collectifs des travailleurs et de la jeunesse !

Incroyable ! Juste avant cette conclusion du sommet de Bruxelles, le Premier ministre Fillon a annoncé un plan de rigueur contre les travailleurs et les jeunes en France : blocage des salaires, privatisations, remises en cause des services publics, suppression de dizaines de milliers de postes dans la fonction publique et, bien sûr, confirmation de la contre-réforme des retraites se concentrant dans l’allongement de la durée de cotisations. Il faudrait, demain, pour avoir une retraite à taux plein, partir à 65, 67, 68 ans et tout cela pour « apaiser les marchés » !

Ce lundi matin, les Bourses du monde entier ont salué ce nouveau cadeau qui leur était offert en relançant la spéculation de plus belle. Momentanément, les marchés sont donc « apaisés »… Pour combien de temps ? C’est une véritable guerre contre les travailleurs et les peuples de toute l’Europe qui a été décidée à Bruxelles, avec les applaudissements de Washington.

Comment le comprendre ? En France, les mesures prises à Bruxelles par les différents gouvernements, et notamment Sarkozy-Fillon, ont reçu le soutien ce 10 mai d’un Parti socialiste déclarant dans un communiqué : « mieux vaut tard que jamais » et précisant « nous nous félicitons que l’Europe se soit résolue » à prendre de telles mesures. Quelques jours auparavant, les mêmes dirigeants du Parti socialiste avaient salué le plan Papandréou contre le peuple et les travailleurs grecs comme « une solution difficile qu’il [Papandréou] gère avec courage » !

Incroyable ! Et tout cela pour « apaiser les marchés » ! Et tout cela pour ne pas remettre en cause l’Union européenne !

Les développements en cours prouvent plus que jamais qu’un même sort, un même combat relient entre eux les travailleurs et tous les peuples d’Europe. Capitalistes, banquiers, spéculateurs de toute l’Europe et du monde entier ont décidé de s’accorder pour, comme ils disent, « apaiser les marchés ». C’est-à-dire frapper la classe ouvrière et la jeunesse, détruire les droits collectifs et les nations. Les travailleurs de toute l’Europe doivent eux aussi trouver la voie de l’action commune permettant de défendre leurs propres intérêts. Cela suppose l’indépendance des organisations ouvrières et le refus de toute union sacrée avec les gouvernements en place inféodés à l’Union européenne. Et aussi pour faire barrage aux plans de rigueur, exiger l’annulation de la dette, l’interdiction des licenciements, la renationalisation des banques, etc.

C’est le sens de la campagne engagée en France pour dire : « Ne touchez pas à nos retraites ! Aucun consensus avec Sarkozy ! »

Oui, c’est une question de survie. Ce ne sont pas les marchés qu’il faut apaiser, c’est la classe ouvrière et la jeunesse qu’il faut sauver.

 
Crédit Agricole
L’actualité sociale du Groupe Crédit Agricole
 
Articles publiés dans cette rubrique
vendredi 30 juillet 2010
par Ben
Révision salariale 2010 : La grande illusion
Qu’avons-nous obtenu de plus après 3 mois de boycott des instances, après 3 réunions de négociations dont une durant l’appel national à la grève de l’intersyndicale ?
0.80 % de plus « peut-être en avance sur 2011 » soit pour un RCE de 1200 euros l’équivalent de 9.60 euros par mois à compter du 1er juillet. (Qui complètent les 18 euros obtenus en avril).
Il est vrai que 0,80 % de 4000 euros font 32 euros qui viennent s’ajouter aux 60 euros obtenus en avril, ce n’est pas tout à fait la même chose.
Pourquoi la CGT n’a pas signé le relevé de (...)

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samedi 29 mai 2010
par Ben
Négociation FNCA du 20 mai 2010
Les employeurs décident de rompre le dialogue social
Intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, SNIACAM, SNECA, SUD UNSA
Rappel
Négociation du 10 mars : la FNCA propose les mesures d’augmentations salariales collectives suivantes : + 1,5% sur RCE/RCP et + 0,75% sur RCI applicables au 1er juillet ( !). Comparativement aux salaires 2009, cela représente une augmentation réelle de 0,33% en 2010 (hors mesures individuelles qui n’impactent qu’une partie des salariés)
Le projet FNCA n’est accepté par aucune Organisation Syndicale...
Négociation du 28 avril : la FNCA compte dérouler sur son ordre du jour, en occultant la question des salaires... Les organisations syndicales ne l’entendent pas (...)

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mardi 4 mai 2010
par Ben
Salariés du Crédit Agricole « Bafoués »
Intersyndicale CGT/CFTC/FO/SNIACAM/SUD
Après la rupture des négociations salariales en date du 1O mars dernier, les organisations syndicales CFTC – CGT – FO – SNIACAM – SUD ont demandé la réouverture des négociations salariales avant le 15 Mai 201O.
Après plusieurs suspensions de séance, la FNCA a refusé et, reste campée sur ses positions applicables 1er Juillet (date de valeur 1er Juillet).
L’ensemble des syndicats a donc décidé de ne pas intervenir lors des négociations sur le temps de travail sur les 7 points à l’ordre du jour qui ont été déroulés (...)

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lundi 26 avril 2010
par CGI
Au revoir, au revoir Président
Communication CGT au Comité de Groupe du 15 avril 2010
La CGT ne peut laisser les Dirigeants quitter la tête du Groupe Crédit Agricole sans les interpeller sur leurs responsabilités dans les crises que nous subissons, qu’elles soient agricoles, sociales ou financières.
Eblouis par les milieux financiers, emportés par le goût du pouvoir et de la puissance vous avez sacrifié les valeurs de bon sens et de proximité qui ont servi de socle au développement du Crédit Agricole. Vous avez dévoyé les valeurs mutuelles fondatrices du Crédit Agricole à tel point que pour vous dédouaner, vous êtes contraints de communiquer sur des ersatz, comme (...)

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samedi 13 mars 2010
par Ben
Négociations nationales
Salaires 2010 : La provocation
Intersyndicale CGT-CFTC-FO-SNIACAM-SUD
La négociation annuelle 2010 sur les salaires avait lieu ce mercredi 10 Mars à la FNCA.
Face à l’attitude de la délégation patronale et après de multiples suspensions de séances, cinq syndicats CGT-CFTC-FO-SNIACAM-SUD ont décidé de quitter la séance de négociation.
Les dirigeants de la FNCA venaient de faire leur ultime proposition salariale :
1,50 % sur la RCE/RCP
0,75 % sur la RCI/RCC
Augmentation du « Forfait Cadre » de 613 à 750 € (cadres niveaux 10 et 11)
Prime :…Zéro
Avec, qui plus est, une application de ces mesures au 1er Juillet ! Soit uniquement sur la (...)

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jeudi 7 janvier 2010
par Ben
Elections MSA
Vous avez reçu de la MSA des bulletins de vote afin d’élire les délégués cantonaux qui eux-mêmes désigneront des représentants de la branche salariée dans les conseils d’administration de la MSA.
Alors que le gouvernement et le patronat mènent une offensive sans précédent pour remettre en cause le pacte social issu des propositions du conseil national de la résistance et notamment :
La retraite par répartition.
L’accès aux soins pour tous.
Les élections MSA sont donc importantes pour la défense des intérêts des salariés.
La CGT s’honore d’avoir toujours (...)

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mardi 19 mai 2009
par Ben
Assemblée Générale CASA
Nous avons manifesté à l’Assemblée Générale des actionnaires de CASA , en distribuant une lettre à l ’entrée (ci-jointe).
Nous n’étions pas les seuls, SUD et FO étaient là.....SUD et SNECA/CGC ont posé des questions dans la salle, en tant qu’actionnaires, principalement sur les rémunérations des dirigeants. Ci dessous la photo !

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lundi 20 avril 2009
par Ben
Comité d’Entreprise Extraordinaire au GIE EXA
Le Comité d’Entreprise du GIE EXA est convié à une session extraordinaire jeudi 23/04/2009 à 16h.
L’ordre du jour n’a pas été encore communiqué, mais il semblerait que ce CE extraordinaire porte sur l’annonce de la volonté des Caisses de Crédit Agricole de la constitution du Système d’Information Unique.
D’après Alexandre GARABEDIAN dans l’AGEFI du 20/04/2009, les caisses de Crédit Agricole vont se doter d’une informatique unique, et elles viennent de signer une lettre d’intention pour construire une plate-forme qui se substituera d’ici cinq ans aux cinq systèmes (...)

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mardi 13 janvier 2009
par Ben
Incroyable, mais vrai
La négociation salariale nationale a abouti pour le rattrapage 2008 à une augmentation de 0.60 % de votre RCE, autant dire quasiment rien :
Pour un RCE à 1470 euros, l’augmentation sera de 6 euros bruts (le RCE ne représentant que 68 % du salaire en moyenne).
La fédération n’a rien négocié, et a priori personne ne signera, elle va le mettre en place à compter du 1er janvier.
Les autres organisations syndicales ont exprimé leur déception, il faut dire qu’elle demandait environ 1 % d’augmentation soit dans l’exemple 12 euros.
Bien loin de la demande SUD CGT, (...)

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mardi 13 janvier 2009
par Ben
Scandaleux
La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés, et les autres ne seront sûrement pas épargnés, si nous n’agissons pas maintenant.
Alors qu’ils n’en sont en rien responsables, les salariés, les demandeurs d’emplois et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l’avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités, elle accroît les inégalités et les risques de précarité.
Les salariés du crédit agricole sont directement concernés, ils doivent agir pour (...)

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samedi 1er novembre 2008
par Ben
Quel sera l’impact du congrès de Nice sur le GIE EXA ?
(et les autres...)
Le congrès de Nice (20 et 21 octobre 2008), réunissant la FNCA, les CRs, les GIEs, les filiales du Crédit Agricole, s’est achevé sur une déclaration publique.
Le représentant syndical National CGT du Crédit Agricole y était et nous informe des décisions qui auront un impact direct sur notre GIE.
Renforcement de la gouvernance de la FNCA, en dotant la SAS d’un conseil d’administration
Développement de la Banque à Distance, et notamment création d’une banque en ligne, sous le signe des services à la personne.
Et à horizon 5 ans
Un seul SIR (ce qui ne veut pas dire un seul GIE, mais ça (...)

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vendredi 19 septembre 2008
par Ben
Crédit agricole … 6 milliards d’euros à la roulette
La CGT, tant dans son positionnement que dans ses actions, n’a eu de cesse de dénoncer les pratiques du groupe amorcées dès la privatisation (par les Caisses Régionales) de l’organisme public de Crédit Agricole qu’était la Caisse Nationale de Crédit Agricole (CNCA) pour le transformer en CASA (Crédit Agricole Société Anonyme), aujourd’hui côté en bourse. Le libéralisme le plus débridé s’étant mis en place en ayant pour doctrine la régulation par le marché a singulièrement accentué les dérives, en particulier, par la spéculation financière (...)
En mai 2008, (...)

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